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 vounet
vounet
Inscrit le : 01/03/2007
Messages : 37
Pays de localisation ce message Chaunay
Posté le : 12/04/2008 19H04 Citer ce message  Alerter un modérateur sur ce message 

L'artiste a pour projet de réunir 2008 personnes nues dans le Ernst Happel Stadium (où se déroulera la finale de l'Euro), le 11 mai prochain, avant le début de l'Euro 2008.

Pour fêter ça, la société de chemins de fer autrichiens offre le voyage aux premiers 2008 hommes et femmes qui accepteront de poser en tenue d'Adam... et Eve.
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Bart
Inscrit le : 28/02/2007
Messages : 537
Pays de localisation ce message Brie Comte Robert
Posté le : 12/04/2008 21H34 Citer ce message  Alerter un modérateur sur ce message 

Bonjour Vounet,

La finale e l'euro dans un stade !

Ce ne serait pas plutôt une cotation en bourse ?

Et quel rat porc avec le mec en tunique qui veut faire poser 2800 bonzes femmes et hommes qui seront nu(e)s ?

Fraternité du Bartos qui pige que dalle de cheval aux avatars du fric
Envoyer un message privé à christophe  christophe
christophe
Inscrit le : 01/02/2007
Messages : 1209
Pays de localisation ce message
Posté le : 13/04/2008 01H15 Citer ce message  Alerter un modérateur sur ce message 

Pour mettre de l'eau au moulin, voici la copie d'un article de presse datant du 18/08/07 du journal suisse "le matin" à propos de Spencer Tunick….

La méthode Spencer Tunick mise à nu

Le happening géant de corps nus sur le glacier d'Aletsch n'est pas gratuit. Greenpeace a payé un plus de 20 000 fr. l'artiste new-yorkais. Aidé par six assistants, il a dénudé hier des centaines de personnes, venues bénévolement se les geler. De l'exploitation, estime une directrice de musée, alors que l'artiste vend ses clichés pour plusieurs dizaines de milliers de dollars

Ne le présentez pas comme un photographe, Spencer Tunick rectifie d'emblée. «La plupart des gens pensent que je suis photographe. Je ne le suis pas. Je crée des installations.» Ne lui parlez pas non plus des coulisses de ses performances artistiques, le New-Yorkais dévoile peu de chose. Mais surtout, ne lui parlez surtout pas d'argent: L'homme vous répète gentiment et avec la plus grande sincérité qu'il ne fait «pas dans l'art commercial». Dans l'art «médiatique»?
Boulimique de chairs fraîches, il enchaîne depuis dix ans des «sculptures vivantes», des «paysages corporels». De New York à Mexico, en passant par Barcelone, Melbourne, Lyon, partout où il passe il crée l'événement. Y compris en Suisse: à Art Basel en 1999, au Belluard Bollwerk international à Fribourg en 2001, à Expo.02 à Neuchâtel. Et hier, au glacier d'Aletsch. Formidable machine à fric ou démarche artistique périlleuse? Mise à nue de la méthode Tunick.
Son travail repose d'abord sur une organisation bien rodée. Un clic, pour des mois de préparation. Lorsque Greenpeace prend contact avec lui l'hiver dernier, ce concept l'intéresse: mettre en relation la fragilité du corps humain avec celle du glacier, tous deux touchés par le changement climatique. Un thème qui le passionne depuis longtemps. «En 1998, j'ai commencé à travailler sur l'idée du corps en tant que glacier», raconte l'artiste.
Le mandat signé, l'artiste et l'ONG planchent sur le projet, presque comme pour la réalisation d'un film. «Une dizaine de personnes de Greenpeace ont travaillé ou travaillent sur le sujet depuis le mois d'avril, mais pas à plein-temps», explique Clément Tolusso, porte-parole de l'organisation écologiste. «En amont, il a fallu choisir le lieu, calculer le temps d'accès sur place, trouver où se loger. Créer une interface Internet, gérer les inscriptions de 1500 figurants. Nous avons contacté un avocat-conseil pour obtenir les autorisations des communes.» Difficile en effet de savoir à qui appartient le glacier. «Elles nous ont répondu qu'elles ne refusaient pas l'autorisation.» Faible enthousiasme? On a vu mieux comme accueil. «A cause de la nudité et peut-être parce que... nous sommes des écolos», glisse le porte-parole.
Une affaire artistique qui coûte combien? Difficile d'obtenir des chiffres exacts. Greenpeace a pris en charge une bonne partie de la logistique. Et surtout, l'organisation écologiste a déboursé plus de 20 000 fr. pour se payer Tunick. «Nous avons trouvé un accord, parce qu'une telle opération coûte bien plus chère», reconnaît le porte-parole. A ce prix-là, l'ONG obtient la moitié des droits des photos, paye l'artiste ainsi que ses six assistants. A savoir, un directeur de projet, des réalisateurs et des photographes documentaristes, engagés uniquement pour gérer l'événement. L'équipe, arrivée jeudi soir, reste trois jours sur place. Avec le seul cachet suisse, l'artiste ne couvre pas ses frais.
Pourtant, le New-Yorkais ne risque pas de travailler à perte. «Je vis grâce aux ventes de mon art, affirme-t-il. Une photo peut se vendre entre 4000 et 30 000 dollars.»

Entre 19 000 et 63 000 francs
Les prix sont plus élevés, parle en connaissance de cause le célèbre galeriste genevois Pierre Huber. Il a exposé Tunick au début de sa carrière, il y a 8 ans. Aujourd'hui, «le prix de l'une de ses photos varie entre 15 000 à 50 000 dollars», estime-t-il. Soit entre 19 000 et 63 000 francs.
«Cela représente une somme moyenne sur le marché de l'art mondial», tempère-t-il. Pierre Huber observe d'ailleurs des oeuvres atteignant dix fois ces prix à Shanghai, où il prépare actuellement la plus grande foire d'art en Asie.
Les acheteurs de Tunick? Pas d'entreprises, ni d'institutions, trop effarouchées par la mise en scène de la nudité. Plutôt des collectionneurs ou des musées.
Spencer Tunick est aujourd'hui soutenu par deux galeries, l'une à New York, l'autre à Londres. Il s'est construit un studio près de sa maison à New York et envisage d'engager un assistant à plein-temps, dans un ou deux ans, si son art se porte bien.
Art ou business? «Je ne fais pas de business, c'est ma vie. Je suis un artiste, pas un artiste commercial. Si je ne faisais qu'entasser des gens nus les uns à côté des autres, les musées ne s'intéresseraient pas à moi.» Jusqu'à quand se passionneront-ils pour lui?
Le galeriste Pierre Huber se demande si «son travail sera toujours original. Il faut voir jusqu'où il est capable de se remettre en question. Il doit se renouveler.» Comme la plupart de ceux qui ont trouvé leur propre écriture d'ailleurs. Attention à ce que cela ne devienne pas une méthode, comme l'assène encore Pierre Huber: «Un artiste n'est pas une industrie.»

Un travail commercial
«Son travail a toujours été pour moi assez commercial», tranche Chantal Prod'Hom, directrice du Musée de design et d'arts appliqués contemporains (Mudac), à Lausanne. Sans prendre de gants, elle se souvient très bien avoir renvoyé illico presto des «rabatteurs», des petites mains de Spencer Tunick. C'était en 2001, pour l'installation prévue à Fribourg.

Des figurants exploités?
«Ses premières images étaient fortes, reconnaît-elle. Maintenant, c'est répétitif. Bien que l'association avec Greenpeace donne plus d'épaisseur à son propos.» Le champion des happenings déshabillés se prend même une déculottée. En cause? L'exploitation des figurants. «Il sollicite gratuitement des gens, qui veulent peut-être vivre un fantasme, leur demande de se mettre nus dans une situation prédéterminée. Les figurants ne reçoivent qu'une petite photo. Et lui réalise des tirages limités que l'on retrouve dans les grandes foires d'art contemporain et des galeries, vendus très chers. Ça me pose un problème.»
Un imposteur dans le monde de l'art? «Non, mais il utilise bien le système depuis longtemps et selon le même protocole. (...) Ce qui serait drôle, c'est qu'il rhabille les gens maintenant.»

Spencer Tunick a déjà été arrêté cinq fois pour son art
Pourquoi Spencer Tunick revient pour la 4e fois en Suisse? «J'aime ce pays parce que je peux exercer mon art sans me préoccuper d'être arrêté. Aux Etats-Unis, beaucoup d'Etats sont injustes envers les artistes qui exercent dans les lieux publics.» A New York, l'ancien maire Rudolf Giuliani lui a collé un procès. Gagné par l'artiste. Le quadragénaire a toutefois été arrêté cinq fois en dix ans. Le plus difficile? «Conceptualiser et aussi obtenir l'autorisation des autorités locales.»

Des happenings artistiques médiatiques
Spencer Tunick réalise des installations gigantesques et éphémères. L'Américain utilise la nature ou la ville comme toile de fond à une foule d'humains entièrement nus. Photos, vidéos et médias immortalisent l'oeuvre. Un air de Christo . «On pourrait faire la comparaison, mais on ne peut pas lui prédire le même avenir. On parle d'une carrière de dix ans pour Spencer Tunick et de 45 ou 50 ans pour Christo», relativise Pierre Huber, galeriste genevois. Sur le plan de la performance, les deux démarches se rapprochent, «mais le débouché est moins large que pour Christo». Un enjeu politique apparaît dans l'oeuvre du septuagénaire bulgare, spécialiste de l'emballage de paysages ou de monuments. Une façon de «révéler en cachant». «Il a emballé par exemple le Reichstag. Ce geste a une autre portée, cela touche à l'histoire», explique Chantal Prod'Hom, directrice du Musée de design et d'arts appliqués contemporains (Mudac), à Lausanne.
Et que pense l'une des grandes figures artistiques mondiale, Christo lui-même, du travail de Spencer Tunick? Contacté par «Le Matin Dimanche», son assistant affirme ne pas connaître ce nom.
Une recette au goût de la provocation est mijotée par Marco Evaristti. L'artiste danois rêvait de transformer le Mont-Blanc en framboise géante! Grâce à un colorant à base de ce fruit. Son «Projet du Mont-Rouge» a échoué en juin dernier, faute d'autorisation. L'homme a même été interpellé. Il a pourtant commencé ce genre d'opérations avec «Le projet du cube de glace» au Groenland, en 2004. L'artiste avait peint un iceberg en rouge afin de dénoncer le stockage des déchets nucléaires.
Dans un registre plus poétique, Muma , artiste catalan résidant à Lausanne, joue aussi sur l'événementiel artistique. Ses 127 444 bougies ont illuminé le coeur de Lausanne l'été dernier, grâce à l'aide d'un millier de bénévoles.


Alors que penser objectivement de Spencer Tunick ?

naturiste
Envoyer un message privé à Bart  Bart
Bart
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Pays de localisation ce message Brie Comte Robert
Posté le : 13/04/2008 01H29 Citer ce message  Alerter un modérateur sur ce message 

Mon cher Christophe,

Un grand merci pour cet article qui démystifie la Tunique bleue sertie de dollars !

Ces enchevêtrements de chair me rappellent d'autres images à gerber : les camps d'extermination par les nazis, où là encore la mise à nu des corps à d'autres fins certes, mais cet amas de chair me glace toujours le sang !

D'autant que pire encore si c'est pour nourrir parfaitement et engraisser le bonhomme !

Beark de chez beark comme dirait la Singette.

Fraternité naturiste et naturelle

Franck dit Bart
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 vounet
vounet
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Messages : 37
Pays de localisation ce message Chaunay
Posté le : 13/04/2008 14H01 Citer ce message  Alerter un modérateur sur ce message 

Merci Christophe pour l'article.

Ceci dit, tout ce qui y est écrit ne m'étonne qu'à moitié.

Ce gars a trouvé le filon pour faire parler de lui et gagner un peu d'argent.

Comme dirait l'autre, "tant qu'il trouve des c... pour payer !"
Envoyer un message privé à manuel17  manuel17
manuel17
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Messages : 157
Pays de localisation ce message ROYAN
Posté le : 13/04/2008 17H58 Citer ce message  Alerter un modérateur sur ce message 

hello

En clair , il a trouve comment faire du fric vite fait sans se fatiguer...ET je ne voie rien d artistic...
Envoyer un message privé à Patx  Patx
Patx
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Messages : 276
Pays de localisation ce message Avignon
Posté le : 14/04/2008 11H53 Citer ce message  Alerter un modérateur sur ce message 

Mais au moins, il y a eu une fois que les installations de Spencer Tunick ont eu un effet bénéfique. C'était lorsqu'il a fait ça à Santiago du Chili en 2002. Je venait d'arriver la veille, c'était en plein hiver avec 3º de température à 6 heures du matin. On ne l'aurait jamais imaginé, on s'attendait à une participation de 1000 personnes au maximum. Mais il y a eu 4000 personnes qui se sont dénudées dans un enthousiasme jamais vu, ça a été la fête, c'était une espèce de défoulement de tous les chiliens jusqu'alors coincés, frustrés, réprimés pas une morale judéo-chrétienne omniprésente dans le pays depuis toujours. Ça a été une libération, un défoulement dans la joie, sans le moindre débordement, il y avait de gens de tous les âges, de jeunes jusqu'à des personnes âgées, la télé a interviewé une petite mamy de 80 ans, heureuse comme tout de participer à cette fête toute nue! Il y avait toutes les classes sociales, des ouvriers, des étudiants, des professionnels, des gens du monde du spectacle, autant d'hommes que de femmes, tous nus sans complexe, ils osaient pour la première fois de faire ça, dans un pays où le naturisme es quasi ineixistant. C'était une échappatoire, une espèce de libération et oublier tous les soucis quotidinens. Même l'Église, pouvoir omniprésent au Chili, n'a rien dit, sauf des sectes évangéliques qui ont manifesté criant au scandale. Le Président de la République a même salué cette manifestation! Ça a été une bouffée d'air frais pour le Chili et les médias en ont parlé pendant de longs mois. Je crois que cela a contribué à changer la mentalité des chiliens, a contribué à ce que la nudité ne soit plus vue comme une perversion, une chose immoral. Ça a permis que tous les chiliens acceptent qu'ils ont un corps et qu'on peut le monter sans honte. De sortir des siècles de moral répressive.
Alors, malgré toutes les critiques qu'on peut faire à Tunick, dans ce cas précis je lui dit, merci Monsieur Tunick!

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