Au début de l'an 1000, les habitants de la ville de Coventry en Angleterre menaient une existence difficile, étant écrasés sous le poids des impôts que prélevait le Comte Léofric de Chester pour financer ses campagnes militaires. Sa jeune épouse Lady Godiva (Godwa ou Godgifu en saxon) eut pitié de ces gens et implora Léofric de diminuer le taux de taxation. Il accepta à la condition qu'elle traverse nue la place du marché de Coventry, ce qu'elle fit à cheval, sa longue chevelure dissimulant son corps.
Un embellissement plus tardif de la légende raconte que Godiva demanda à tous les habitants de rester chez eux, volets fermés. Et que seul un tailleur appelé Peeping Tom osa regarder la scène par la fente d'un volet. Mal lui en prit, car il perdit aussitôt la vue.
Lady Godiva (d. c. 1010 - 1067) était une Saxonne de sang noble. Épouse de Léoric, comte de Chester (d.1057), la comtesse était une pieuse bienfaitrice qui par des dons de son époux et d'elle même fit édifier deux monastères: un à Coventry et un second à Stow.
L'histoire ne nous révèle pas si la légende de la cavalière vêtue que de sa longue chevelure est vraie ou non.
Quoi qu'il en soit, la légende de Lady Godiva donne lieu chaque année depuis 1678 à un festival annuel au cours duquel une jeune femme personnifiant la jeune comtesse parcourt sur un cheval blanc les rues de la ville de Coventry.
Une statue représentant Lady Godiva à également été élevée près de la place du marché de Coventry afin de rappeler l'événement.
La légende de Lady Godiva nous est parvenu principalement par la chronique de Roger of Wendover (Flores Historium -1230).
The Countess Godiva, who was a great lover of God's mother, longing to free the town of Coventry from the oppression of a heavy toll, often with urgent prayers besought her husband that, from regard to Jesus Christ and his mother, he would free the town from that service and from all other heavy burdens; and when the Earl sharply rebuked her for foolishly asking what was so much to his damage, and always forbade her evermore to speak to him on the subject; and while she, on the other hand, with a woman's pertinacity, never ceased to exasperate her husband on that matter, he at last made her this answer: "Mount your horse and ride naked, before all the people, through the market of this town from one end to the other, and on your return you shall have your request."
On which Godiva replied, "But will you give me permission if I am willing to do it?"
"I will," said he.
Whereupon the Countess, beloved of God, loosed her hair and let down her tresses, which covered the whole of her body like a veil, and then, mounting her horse and attended by two knights, she rode through the marketplace without being seen, except her fair legs, and having completed the journey, she returned with gladness to her astonished husband and obtained of him what she had asked, for Earl Leofric freed the town of Coventry and its inhabitants from the aforesaid service, and confirmed what he had done by a charter.
Voilà une vilaine légende de "nudité forcée" … cette légende ou pas remonte au début de l’an 1000… mais aujourd’hui, en traversant l’atlantique cette légende est une réalité ! … parmi les traitements humiliants et dégradants des détenus dans la "guerre contre le terrorisme", la nudité forcée est monnaie courante aux E.U…. Alors que le gouvernement américain tente d'amender la Loi relative aux crimes de guerre, le secrétaire adjoint à la Défense Gordon England a déclaré devant le comité des armées du Sénat que "l'interprétation internationale" des conventions de Genève de 1949 sur les crimes de guerre - notamment l'article précisant pour les prisonniers que les "outrages à la dignité de la personne, en particulier par un traitement humiliant et dégradant" - était en général franchement différente de la nôtre" ! (source AMNESTY INTERNATIONAL)
Dans le naturisme, la nudité doit être naturelle ... pléonasme, certes ! mais indispensable.