Un terrible événement n'a soulevé que le désintérêt total des médias: le passage du Nord-Ouest a été enfoncé. Au Nord du Canada, la banquise ne tient plus. C'en est fini et personne n'y fait attention.
dixit l'amie écrivaine Fred Romano sur son blog depuis son île de Formentera
**************************************
L'illustre poète qui a pronnoncé les mots de la question se situe sur le continent européen
Bon courage, et surtout lancez-vous, c'est un jeu pour de rire, YOUPI !
La fraude de 5 milliards d'euros à la Société générale peut apparaître comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Mais pour la prochaine grande fraude, ce ne sera pas le cas. C'est une des lois d'airain de la finance : à la fin des périodes d'euphorie, les scandales se multiplient. Il suffit de se rappeler d'Enron, de WorldCom, de Tyco et de Parmalat - pour en nommer quelques-uns - quand la bulle Internet a éclaté ; de Drexel Burnham Lambert à la fin du boom des années 1980 ; ou encore de l'implosion du Goldman Sachs Investment Trust dans les années 1920.
C'est ce que l'économiste John Kenneth Galbraith, disparu en 2006, appelait "the Bezzle" : "l'inventaire des détournements de fonds inaperçus" et autres pratiques financières laxistes qui se multiplient dans les périodes d'argent facile. Ou comme le milliardaire Warren Buffett le décrit : quand la marée se retire, vous pouvez voir ceux qui nageaient sans maillot de bain.
Les investisseurs peuvent être certains que la Société générale n'est pas la seule grande institution financière qui nageait nue quand les marchés de crédit étaient en pleine euphorie. Bien sûr, la banque française va continuer à affirmer que son maillot de bain lui a été arraché par un trader fou. Mais il y a toujours eu des voyous dans le système financier. La différence, c'est que pendant les périodes d'expansion rapide, ils ne sont pas repérés.
LE MONDE.FR article du 28012008 simon Nixon merci Google...