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Après 1975, 1980 ... mes 19 ans ...

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Saubion Saubion
Posté le : 29/06/2020 14H53
En 1979, après deux années d'étude au lycée hôtelier de Châlons sur Marne, (Châlons en Champagne depuis 1997), j'ai travaillé dans quelques restaurants gastronomiques comme commis de cuisine à Reims après avoir obtenu différents CAP et BEP restauration. 
Bien sur, en ce temps là, le service militaire était encore obligatoire et je souhaitais vivement le faire ! Ayant vécu en caserne jusqu'à mes dix-sept  ans en Gendarmerie, je savais à quoi m'attendre ou presque en m'engageant. 
Mais je ne voulais surtout pas " tomber pour la France " n'importe où et croupir dans une ville de garnison souvent bien bien triste ! Enfin, c'est l'image que j'en avais et les souvenirs des cousins pleurant à Verdun, en Allemagne, à Mourmelon ou bien à Sissonne ... 
Je fis donc le nécessaire au centre de sélection des Armées en juillet pour l'engagement et j'ai fait les tests pour rentrer d'abord, pas bâbord ni tribord, dans la Marine Nationale ! J'ai échoué à cause des épreuves de maths non révisées, ce qui ne m'a pas étonné ce jour là en étant pourtant plus motivé que jamais ! 
Puis, non découragé, je persévérais dans mes recherches, assisté par mon père. Il connaissait beaucoup de " collègues militaires toutes armes confondues " ! Il y avait pour moi la possibilité de s'engager pour un service long en outre mer ou pays étranger Africain ! Il fallait là aussi faire ses preuves pour être reçu aux sélections. Ce que je fis ! Le résultat des tests furent cette fois  positifs avec très originalement d'une arme à l'autre, les même exercices de maths que pour la Marine ?! ... Petite leçon de morale, il faut toujours revenir sur ses erreurs et les comprendre ! J'avais, entre temps, revu et relu le petit carnet résumant mes leçons de maths que m'avait enseigné Madame Le Guillec au Collège Nord de Reims ! Merci à elle ...
Je m'engageais donc pour les Troupes de Marine et allait devoir partir pour le4ème RIMa (Régiment d'Infanterie de Marine) à Perpignan le dix septembre de la même année ! C'était Perpignan ou Fréjus mais je n'ai pas eu le choix !
Mais avant ce départ, je devais encore travailler et honorer mon engagement auprès de mon cousin Jacky. Il m'avait employé comme commis de cuisine depuis le début de l'année. Ils tenaient, sa femme et lui une très bonne auberge à Trémont sur Saulx dans la Meuse. Une table réputée pour une cuisine traditionnelle et régionale. J'ai beaucoup appris à leur côté et côtoyé de bien" belles " personnes.  Auparavant, en février, j'ai rencontré dans un village voisin une jolie brunette avec qui j'entretenais une relation " amoureuse " ! Ce flirt que je savais d'avance de courte durée serait avorté par mon départ à l'Armée. De plus il y aurait la distance. Je pouvais être envoyé à quatre mille cinq cent kilomètres au plus près (Dakar au Sénégal) et seize mille sept cent au plus loin (Nouméa en Nouvelle Calédonie) ! Chacun de nous deux le savait et nous avons pu ainsi rompre, lentement, tout doucement comme un sucre qui se dissout lentement dans de l'eau très froide ...Nous avions passés de bons moments ensemble, fait des découvertes " humaines " dans l'insouciance et parfois l’inconscience  de notre jeunesse ! Nous étions épanouis et libres avec nos corps ! Les rives de la Saulx et les arbres ceinturant une clairière de la forêt de Jeand'heurs en ont été des témoins sans voix ! Tant d'eau est passée sous le pont de cette rivière et les clairières ont disparues laissant d'autres arbres bien grandir depuis ce temps !
Le restaurant allait fermer en août ! Je n'allais pas trouver un emploi pour un mois, ni rester chez mes grands-parents que j'adorais pourtant. Non plus chez mes parents au cinquième étage d'un immeuble à la gendarmerie de Châlons sur Marne.  J'avais donc du temps et un peu d'argent devant moi ! 
Avec Patrick le second de cuisine et sur les conseils de mon cousin, nous fîmes les frais de billets d'avion pour les Baléares. Un Club de vacances où Jacky et Michèle étaient allés l’été précédent. Un séjour de trois semaines ! Deux payantes, la troisième offerte ! Quoi de mieux, un petit dictionnaire Franco-Espagnol en poche, quelques fringues dans le sac et nous voilà partis le vendredi après-midi en Simca onze cent pour l'Aéroport de Luxembourg ! Nous étions donc arrivés la veille sans prendre de nuitée à l'hôtel pensant aller en boite de nuit. Nous avons passé une partie de la soirée dans un restaurant pour dîner et quelques bars de la ville pour passer le temps en consommant quelque peu ! Les vacances avaient commencé ! Dans le dernier bar, l'animateur de radio " Georges Lang " encore bien jeune à l'époque était assis à côté de nous au comptoir. Nous étions fiers de lui offrir un ou deux cafés et pour nous de la bière locale, la " Bofferding " tout en discutant musique bien sur. Le bar allait fermer. " Monsieur Lang " se préparant à partir nous invita à le rejoindre dehors pour ensuite le suivre en voiture jusqu'à la Villa Louvigny d'où il émettait son émission WRTL de minuit à trois heures du matin !  Tout simplement, il nous a devancé dans cette grande bâtisse. Une fois derrière sa cage de verre, il était dans son monde. Il parlait en " embrassant " le micro ! Ce fut pour Patrick et moi une expérience unique et géniale ! A Trémont, nous l'écoutions le soir après le service en nettoyant la cuisine ou en sourdine dans notre chambre. Nous n'avions pas vu le temps passer ! A trois heures, nous quittions le studio saluant et remerciant chaleureusement Georges Lang pour ce cadeau inespéré. Ensuite, nous prîmes la route et allions nous garer et dormir dans la Simca sur le parking longue durée de l'aéroport.  Nous écoutions pour nous endormir la suite des programmes quelques moments en fumant une cigarette les vires ouvertes, les sièges baissés, ... La nuit fut courte et pas très confortable. Petit déjeuner au bar de la Luxair puis enregistrement suivi de l'embarquement. Le vol Luxembourg - Palma dura environ deux heures. On nous resservit à bord un copieux petit déjeuner ! Arrivée aux Baléares ! Majorque, nous attendait ! Majorque ... un joli nom que je retrouverais un peu plus tard en septembre à Perpignan ! 

             Ce furent de bonne vacances avec un calendrier bien rempli occasionnant de belles rencontres et de belles surprises ! Le Club Eldorado à El Arenal était " plein à craquer en cette fin de saison estivale ! Le dico bilingue resta dans les bagages ! La clientèle du club était tellement variée qu'il aurait fallu le concierge de la Tour de Babel pour nous assister tout au long du séjour ! Mes connaissances en allemand et en anglais de base me servir souvent à la sortie des discothèques pour malgré tout se réveiller le lendemain matin dans un bungalow qui ne portait pas le bon numéro ou sur un transat au bord de la piscine ! Nous profitions des excellents buffets ouverts de dix à vingt-trois heures ! Les après-midi était consacrés à la farniente sur la plage, aux cours de voile, de plongée, de danse, d'aérobic, de pêche sous marine, au tennis, à la piscine ... des soirées à thème du club, suivi de l'inévitable passage à la discothèque ! Et bien sur les traditionnels bains de minuit ... Un jour sur deux une excursion dans l’île avec les visites de musées ou monuments spécifiques ! Le rêve, la belle vie et la liberté de faire ce que l'on voulait à dix-huit ans ! 
            Tout était parfait, mais il me manquait quand même le plaisir de pouvoir plonger et me baigner nu pour profiter de la douce et accueillante Méditerranée !
           Dans notre petit logement Patrick et moi n'étions pas gênés du tout de se voir nus pour la douche ou même dormir ... Nous partagions déjà une chambre pour employés au restaurant Meusien ! 
           A cette époque, pas d'internet pour rechercher une plage, une crique, une anse, même un simple rocher où se laisser caresser tout le corps par le chaud et si bon soleil Majorquin ! J'étais un peu frustré de ne pas pouvoir être bien doré sur tout le corps ! J'avais depuis toujours le sentiment de me sentir plus léger entièrement nu ! 
                Au début de la seconde semaine, je dus faire cavalier seul ! Patrick avait trouvé à s'occuper matin, midi, soir et bien plus tard encore avec Franka une belle et joviale Suédoise venue en vacances avec des amies ! Il avait conclu lui ! Comme il disait, avec Franka, j'y vais Franco ! (Oui, nous étions en Espagne ! Et ce dernier cité, mort quelques années auparavant (1975) laissa le pays enfin un peu plus libre et le peuple souffler, respirer et vibrer vers des jours bien meilleurs ...
               Je devais alors m'occuper seul ou presque une bonne partie de la journée ! Je n'ai jamais été gêné par la solitude. Je divaguais sans m'ennuyer pour autant dans l'enceinte du Club, allant de la piscine aux buffets, du tennis à la toute petite plage qui se situait en contrebas avec un dénivelé d'environ soixante mètres. Nous y étions allés une fois seulement en une semaine. Un étroit chemin en lacet avec parfois quelques marches taillées dans la roche permettait d'y accéder !  Des cordes fixées contre la paroi aidait à grimper ou descendre  en sécurité ... Il n'y avait aucune surveillance de la baignade. Presque personne n'y descendait. C'était assez épuisant et dangereux ! L'a-pic en faisait reculer plus d'un ! 
        Pour compenser, il y avait des navettes de bus à ciel ouvert toutes les heures pour rejoindre les grandes et belles plages de Palma, Can Pastilla et El Arenal (Le sable en Espagnol) ! Presque tous les vacanciers du club, surtout avec enfants préféraient cette option ! Ces plages étaient animées jours et nuits avec en option des odeurs de friture à churros, de barbes à papa, de chouchous pour le sucré et des odeurs de grillades diverses, de frites pour le salé et cela dès quatorze heures ... Le mélange des parfums d'ambres solaires tartinés à foison sur les peaux humaines et dissipés par le vent m’écœurait presque. Cette ambiance incessante de musique trop forte, de cris , me dérangeait et je préférais alors m'évader dans la nature proche du centre El Dorado ! 
           C'est ainsi qu'en virant et me détournant de la sente balisée descendant à la mer j'eus la surprise de découvrir un autre petit passage plus scabreux et pentu arrivant après environ quatre cent mètres de marche vers le sud à une autre crique invisible depuis l'autre mini  plage ! Ce fut comme un soulagement, une récompense, ... Environ une douzaine de femmes et d'hommes étaient allongés nus sur leurs serviettes et d'autres nageaient sans la gêne du maillot !  
          Certains étaient en couple et d'autres, comme moi, seul à ne rien attendre d'autre que le bien-être de la nudité ! Je continuais ma descente vers la mer, laissai mon sac et ma serviette sur un rocher assez large et plat pour pouvoir m'y allonger. Je fus vite dans la tenue d'Adam pour plonger, libre comme l'air dans une eau transparente qui aurait pu être froide que cela n'aurait rien changé ! En sortant de l'eau,  j'étais presque gêné d'avoir le " cul " bien pâle par rapport aux autres personnes autour de moi ! J'avais l'impression d'être regardé, de dépareiller la communauté naturiste de cet endroit. Une semaine avec un mini maillot avait suffit au rayons du soleil à me faire culpabiliser dans cet endroit édénique ! Je passais surement pour un novice ou un textile à l'essai du naturisme ! Une dame d'un certain âge me proposa de m'enduire les fesses avec je ne sait quel ambre solaire autobronzant à la mode ! Vu son teint trop orangé et les tâches très éparses sur son corps, je la remerciais gentiment sans vouloir la vexer ! Était-ce un appel intéressé de sa part pour mon joli postérieur ou simplement un service naturel et sans arrières pensées ? ?
         Le soir même, profitant du buffet du restaurant, comme un voleur, je versais dans une petite bouteille de " Fanta "  récupérée vide au bar quelques rasades d'huile d'olive et du jus de citron pays ! Une bonne recette qui aide au bronzage, adoucit mais ne protège pas vraiment la peau ! Peu importe, le lendemain, je me badigeonnait là où le soleil attendait avec impatience de me rendre une couleur uniforme partout. Oui,  partout, partout sexe compris !               
         Le lendemain, je descendais le coeur joyeux  retrouver les adeptes du roi soleil. C'est dans cet écrin de nature, lors d'une plongée en apnée que sous l'eau, je vis Hilda, qui nue aussi me fit un petit signe ! Elle me montrait, quelques mètres plus bas, un tapis d'oursins bien noirs et la tête d'une belle murène tachetée !  Au travers des masques, nos yeux bleus se croisèrent et en un instant ce fut le coup au coeur qui fait du bien, qui te dit que la suite du séjour sera joie et bonheur !          " Hilda " était une jolie suissesse aux yeux doux comme des Edelweiss et au corps doré de partout !            Je l'avais déjà remarqué le premier jour lors de notre arrivée au club lors des présentations de  l'équipe d'animation.  Elle avait à peu près mon âge ! Nous reprenions notre respiration par de brèves remontées à la surface. Ce petit jeu dura une bonne demi-heure. Tout alla ensuite très vite ! Je n'avais pas de temps à perdre et n'avais pas envie de me dire plus tard que nous aurions du le faire immédiatement ! Je me lançai alors et lui pris la main, l'enlaça. Elle ne résista pas à un baiser sous-marin poursuivi par de douces caresses. Il fallait reprendre notre souffle, nous remontâmes l'un accroché à l'autre !             Chaque jour et chaque nuit avaient un goût de miel épicé ! Une aventure commençait...                 Assis en tailleur sur les rochers, nous jouions au poker, oui à deux, et aux osselets sur sa serviette verte comme un tapis de casino ! Les mises et les osselets n'étaient autres que des cailloux de grès Majorquin ramassés sur le chemin ! Les jeux, les baignades, les discussions en bon français pour elle et en a peu près bon allemand pour moi nous rapprochèrent un peu plus chaque jours ! Il est évident que le petit dico Français-Espagnol n'avait toujours pas son utilité première ! Mis à part l'équipe d'animation, le personnel Espagnol du club ne se mêlait pas aux clients tous étrangers.J'avais " fait" six ans d'allemand dont quatre en collège avec Mademoiselle Latargette ... Celle-ci avait appris cette langue quand elle fut déportée pour trois ans à Auschwitz ! Ses cours ressemblaient à des ordres donnés par les kapos aux détenus des camps de la mort ! Son histoire m'avait ému et mon vocabulaire, mes mots, mes phrases revenaient aisément en présence d'Hilda !         Les soirs ou les fins d'après-midi, nous restions patiemment à attendre que la crique devienne déserte. Complice, la nuit nous enveloppait, nous voilait, nous cachait de sa noirceur. Devenus invisibles ou seulement des ombres floues après des heures passées au grand soleil nous pouvions alors ne plus être des naturistes mais des jeunes amants déjà dévêtus ... Pas de surprise sur le corps de l'autre ! Seules les étoiles et la lune éclairaient et faisaient scintiller discrètement comme par magie les vaguelettes dansantes. Le clapotis de celles-ci tintait sur le bas de la falaise, en rythme avec les battements de nos cœurs tout émoustillés.                          
           Le reste du séjour passa à l'allure d'une étoile filante. Les jours et les nuits défilèrent bien trop vite ! La dernière semaine, je me retrouvais bien seul ! Hilda n'était là que pour deux semaines seulement.Elle était repartie pour son petit village à proximité d'Interlaken. Elle aurait souhaitait que j'ailles travailler là-bas ! Beaucoup de français y étaient embauchés en hôtellerie ! C'était évidemment irréalisable. Encore une fois, ce fut une délicate rupture ! Un peu triste bien sur, mais je savais  que cette idylle ne serait que fugace et s’achèverait ainsi ! De toute façon, nous nous étions dit que nous n'étions pas amoureux l'un de l'autre, un simple flirt de vacances ! Enfin c'est ce que l'on s'était dit ...   
          Je refusais toutefois à me joindre aux excursions avec Patrick et Franka pour profiter au maximum du temps qui me restait encore. Je préférais m'évader tout nu en rêvant aux prochains mois qui allaient être une vie nouvelle. Une période remuante, éprouvante qui m'emmenerait bientôt sous je ne savais pas encore quel parallèle. Tropiques du Cancer ou du Capricorne ? Equateur ou ... ? Une Île ou un désert ! L'Afrique peut-être ? L'Amérique du Sud en Guyane ? Je voulais encore jouir de ma nudité pendant ces vacances car peut-être qu'il allait être difficile de le faire là où j'irais ! Le temps passé a prouvé que partout où je suis allé, il y avait la possibilité plus ou moins discrètement de vivre nu ou presque !                         Le moment de quitter le club, les amis, les animateurs et le personnel arriva après trois bonnes semaines sans une goutte de pluie ! Jo Dassin s'était effondré le vingt août cet été là ! Ce n'était pas un " Eté Indien " pour lui ! Je me souviens aussi de la mort de Tex Avery quelques jours plus tard !Dans la boite de nuit du club, nous dansions sur  " Il jouait du piano debout "  par France Gall, " Banana split par Lio, " T'es OK " par Ottawan et bien d'autres encore ... Beaucoup de chansons et de nombreux slows qui unissaient les cœurs et les corps ! Dernière nuit et retour à la réalité ...

J'étais heureux de ces vacances extraordinaires et je rentrais en France le coeur léger et le cul comme tout le corps, bien cuivré ! 
Je repris le travail pendant à peine une semaine et dus le quitter car la convocation pour Perpignan et le billet de train étaient arrivés pendant notre voyage Ibérique !
Je profitais donc de cette semaine pour aller saluer et embrasser bon nombre de connaissances que ce soit la famille ou les amis ! Ma belle Brunette était encore en vacances chez ses grands-parents à Servian dans l'Hérault ! Je ne la reverrais jamais !cool1
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Uzès Uzès
Posté le : 29/06/2020 15H09
Oups le pavé
J'ai de la lecturecontent
Et le naturisme dans tout ça?
Message edité le 29/06/2020 15H15
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Saubion Saubion
Posté le : 29/06/2020 15H28
Bonjour Lola !
Je ne comprends pas trop ! ?
Avez-vous lu ou pas ! ?
J'écris sur les passages naturistes de ma vie ... J'en ai encore beaucoup à raconter ... Avez-vous lu aussi mon premier témoignage en 1975 à Arna !? Si c'est trop pour ce site ("Oups le pavé "), je supprime et voilà tout !
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Uzès Uzès
Posté le : 29/06/2020 15H32
patrick40 a écrit :
Bonjour Lola !
Je ne comprends pas trop ! ?
Avez-vous lu ou pas ! ?
J'écris sur les passages naturistes de ma vie ... J'en ai encore beaucoup à raconter ... Avez-vous lu aussi mon premier témoignage en 1975 à Arna !? Si c'est trop pour ce site ("Oups le pavé "), je supprime et voilà tout !
Je lis tout le forum
Aucun souci, ne pas supprimer
J'ai peut-être zappé, pas lu le mot Naturisme, alors je comprenais pas trop, là où tu voulais en venir
J'ai du relire
clin d'oeil
Message edité le 29/06/2020 15H40
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Survilliers Survilliers
Posté le : 29/06/2020 15H36
Bonjour et merci Patrick pour cette lettre.
C'est si bon de se replonger dans ces années où tout était facile .
Bernard
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Saubion Saubion
Posté le : 29/06/2020 16H50
Merci Bernard !
Je continue à écrire encore et encore ! Le prochain récit sera l'armée et mes trois ans en outre-mer ! (Océan Indien et Afrique) ...
Amitiés naturistes
Patrick !
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Bourg-Saint-Andéol Bourg-Saint-Andéol
Posté le : 29/06/2020 17H14
patrick40 a écrit :
En 1979, après deux années d'étude au lycée hôtelier de Châlons sur Marne, (Châlons en Champagne depuis 1997), j'ai travaillé dans quelques restaurants gastronomiques comme commis de cuisine à Reims après avoir obtenu différents CAP et BEP restauration. 
Bien sur, en ce temps là, le service militaire était encore obligatoire et je souhaitais vivement le faire ! Ayant vécu en caserne jusqu'à mes dix-sept  ans en Gendarmerie, je savais à quoi m'attendre ou presque en m'engageant. 
Mais je ne voulais surtout pas " tomber pour la France " n'importe où et croupir dans une ville de garnison souvent bien bien triste ! Enfin, c'est l'image que j'en avais et les souvenirs des cousins pleurant à Verdun, en Allemagne, à Mourmelon ou bien à Sissonne ... 
Je fis donc le nécessaire au centre de sélection des Armées en juillet pour l'engagement et j'ai fait les tests pour rentrer d'abord, pas bâbord ni tribord, dans la Marine Nationale ! J'ai échoué à cause des épreuves de maths non révisées, ce qui ne m'a pas étonné ce jour là en étant pourtant plus motivé que jamais ! 
Puis, non découragé, je persévérais dans mes recherches, assisté par mon père. Il connaissait beaucoup de " collègues militaires toutes armes confondues " ! Il y avait pour moi la possibilité de s'engager pour un service long en outre mer ou pays étranger Africain ! Il fallait là aussi faire ses preuves pour être reçu aux sélections. Ce que je fis ! Le résultat des tests furent cette fois  positifs avec très originalement d'une arme à l'autre, les même exercices de maths que pour la Marine ?! ... Petite leçon de morale, il faut toujours revenir sur ses erreurs et les comprendre ! J'avais, entre temps, revu et relu le petit carnet résumant mes leçons de maths que m'avait enseigné Madame Le Guillec au Collège Nord de Reims ! Merci à elle ...
Je m'engageais donc pour les Troupes de Marine et allait devoir partir pour le4ème RIMa (Régiment d'Infanterie de Marine) à Perpignan le dix septembre de la même année ! C'était Perpignan ou Fréjus mais je n'ai pas eu le choix !
Mais avant ce départ, je devais encore travailler et honorer mon engagement auprès de mon cousin Jacky. Il m'avait employé comme commis de cuisine depuis le début de l'année. Ils tenaient, sa femme et lui une très bonne auberge à Trémont sur Saulx dans la Meuse. Une table réputée pour une cuisine traditionnelle et régionale. J'ai beaucoup appris à leur côté et côtoyé de bien" belles " personnes.  Auparavant, en février, j'ai rencontré dans un village voisin une jolie brunette avec qui j'entretenais une relation " amoureuse " ! Ce flirt que je savais d'avance de courte durée serait avorté par mon départ à l'Armée. De plus il y aurait la distance. Je pouvais être envoyé à quatre mille cinq cent kilomètres au plus près (Dakar au Sénégal) et seize mille sept cent au plus loin (Nouméa en Nouvelle Calédonie) ! Chacun de nous deux le savait et nous avons pu ainsi rompre, lentement, tout doucement comme un sucre qui se dissout lentement dans de l'eau très froide ...Nous avions passés de bons moments ensemble, fait des découvertes " humaines " dans l'insouciance et parfois l’inconscience  de notre jeunesse ! Nous étions épanouis et libres avec nos corps ! Les rives de la Saulx et les arbres ceinturant une clairière de la forêt de Jeand'heurs en ont été des témoins sans voix ! Tant d'eau est passée sous le pont de cette rivière et les clairières ont disparues laissant d'autres arbres bien grandir depuis ce temps !
Le restaurant allait fermer en août ! Je n'allais pas trouver un emploi pour un mois, ni rester chez mes grands-parents que j'adorais pourtant. Non plus chez mes parents au cinquième étage d'un immeuble à la gendarmerie de Châlons sur Marne.  J'avais donc du temps et un peu d'argent devant moi ! 
Avec Patrick le second de cuisine et sur les conseils de mon cousin, nous fîmes les frais de billets d'avion pour les Baléares. Un Club de vacances où Jacky et Michèle étaient allés l’été précédent. Un séjour de trois semaines ! Deux payantes, la troisième offerte ! Quoi de mieux, un petit dictionnaire Franco-Espagnol en poche, quelques fringues dans le sac et nous voilà partis le vendredi après-midi en Simca onze cent pour l'Aéroport de Luxembourg ! Nous étions donc arrivés la veille sans prendre de nuitée à l'hôtel pensant aller en boite de nuit. Nous avons passé une partie de la soirée dans un restaurant pour dîner et quelques bars de la ville pour passer le temps en consommant quelque peu ! Les vacances avaient commencé ! Dans le dernier bar, l'animateur de radio " Georges Lang " encore bien jeune à l'époque était assis à côté de nous au comptoir. Nous étions fiers de lui offrir un ou deux cafés et pour nous de la bière locale, la " Bofferding " tout en discutant musique bien sur. Le bar allait fermer. " Monsieur Lang " se préparant à partir nous invita à le rejoindre dehors pour ensuite le suivre en voiture jusqu'à la Villa Louvigny d'où il émettait son émission WRTL de minuit à trois heures du matin !  Tout simplement, il nous a devancé dans cette grande bâtisse. Une fois derrière sa cage de verre, il était dans son monde. Il parlait en " embrassant " le micro ! Ce fut pour Patrick et moi une expérience unique et géniale ! A Trémont, nous l'écoutions le soir après le service en nettoyant la cuisine ou en sourdine dans notre chambre. Nous n'avions pas vu le temps passer ! A trois heures, nous quittions le studio saluant et remerciant chaleureusement Georges Lang pour ce cadeau inespéré. Ensuite, nous prîmes la route et allions nous garer et dormir dans la Simca sur le parking longue durée de l'aéroport.  Nous écoutions pour nous endormir la suite des programmes quelques moments en fumant une cigarette les vires ouvertes, les sièges baissés, ... La nuit fut courte et pas très confortable. Petit déjeuner au bar de la Luxair puis enregistrement suivi de l'embarquement. Le vol Luxembourg - Palma dura environ deux heures. On nous resservit à bord un copieux petit déjeuner ! Arrivée aux Baléares ! Majorque, nous attendait ! Majorque ... un joli nom que je retrouverais un peu plus tard en septembre à Perpignan ! 

             Ce furent de bonne vacances avec un calendrier bien rempli occasionnant de belles rencontres et de belles surprises ! Le Club Eldorado à El Arenal était " plein à craquer en cette fin de saison estivale ! Le dico bilingue resta dans les bagages ! La clientèle du club était tellement variée qu'il aurait fallu le concierge de la Tour de Babel pour nous assister tout au long du séjour ! Mes connaissances en allemand et en anglais de base me servir souvent à la sortie des discothèques pour malgré tout se réveiller le lendemain matin dans un bungalow qui ne portait pas le bon numéro ou sur un transat au bord de la piscine ! Nous profitions des excellents buffets ouverts de dix à vingt-trois heures ! Les après-midi était consacrés à la farniente sur la plage, aux cours de voile, de plongée, de danse, d'aérobic, de pêche sous marine, au tennis, à la piscine ... des soirées à thème du club, suivi de l'inévitable passage à la discothèque ! Et bien sur les traditionnels bains de minuit ... Un jour sur deux une excursion dans l’île avec les visites de musées ou monuments spécifiques ! Le rêve, la belle vie et la liberté de faire ce que l'on voulait à dix-huit ans ! 
            Tout était parfait, mais il me manquait quand même le plaisir de pouvoir plonger et me baigner nu pour profiter de la douce et accueillante Méditerranée !
           Dans notre petit logement Patrick et moi n'étions pas gênés du tout de se voir nus pour la douche ou même dormir ... Nous partagions déjà une chambre pour employés au restaurant Meusien ! 
           A cette époque, pas d'internet pour rechercher une plage, une crique, une anse, même un simple rocher où se laisser caresser tout le corps par le chaud et si bon soleil Majorquin ! J'étais un peu frustré de ne pas pouvoir être bien doré sur tout le corps ! J'avais depuis toujours le sentiment de me sentir plus léger entièrement nu ! 
                Au début de la seconde semaine, je dus faire cavalier seul ! Patrick avait trouvé à s'occuper matin, midi, soir et bien plus tard encore avec Franka une belle et joviale Suédoise venue en vacances avec des amies ! Il avait conclu lui ! Comme il disait, avec Franka, j'y vais Franco ! (Oui, nous étions en Espagne ! Et ce dernier cité, mort quelques années auparavant (1975) laissa le pays enfin un peu plus libre et le peuple souffler, respirer et vibrer vers des jours bien meilleurs ...
               Je devais alors m'occuper seul ou presque une bonne partie de la journée ! Je n'ai jamais été gêné par la solitude. Je divaguais sans m'ennuyer pour autant dans l'enceinte du Club, allant de la piscine aux buffets, du tennis à la toute petite plage qui se situait en contrebas avec un dénivelé d'environ soixante mètres. Nous y étions allés une fois seulement en une semaine. Un étroit chemin en lacet avec parfois quelques marches taillées dans la roche permettait d'y accéder !  Des cordes fixées contre la paroi aidait à grimper ou descendre  en sécurité ... Il n'y avait aucune surveillance de la baignade. Presque personne n'y descendait. C'était assez épuisant et dangereux ! L'a-pic en faisait reculer plus d'un ! 
        Pour compenser, il y avait des navettes de bus à ciel ouvert toutes les heures pour rejoindre les grandes et belles plages de Palma, Can Pastilla et El Arenal (Le sable en Espagnol) ! Presque tous les vacanciers du club, surtout avec enfants préféraient cette option ! Ces plages étaient animées jours et nuits avec en option des odeurs de friture à churros, de barbes à papa, de chouchous pour le sucré et des odeurs de grillades diverses, de frites pour le salé et cela dès quatorze heures ... Le mélange des parfums d'ambres solaires tartinés à foison sur les peaux humaines et dissipés par le vent m’écœurait presque. Cette ambiance incessante de musique trop forte, de cris , me dérangeait et je préférais alors m'évader dans la nature proche du centre El Dorado ! 
           C'est ainsi qu'en virant et me détournant de la sente balisée descendant à la mer j'eus la surprise de découvrir un autre petit passage plus scabreux et pentu arrivant après environ quatre cent mètres de marche vers le sud à une autre crique invisible depuis l'autre mini  plage ! Ce fut comme un soulagement, une récompense, ... Environ une douzaine de femmes et d'hommes étaient allongés nus sur leurs serviettes et d'autres nageaient sans la gêne du maillot !  
          Certains étaient en couple et d'autres, comme moi, seul à ne rien attendre d'autre que le bien-être de la nudité ! Je continuais ma descente vers la mer, laissai mon sac et ma serviette sur un rocher assez large et plat pour pouvoir m'y allonger. Je fus vite dans la tenue d'Adam pour plonger, libre comme l'air dans une eau transparente qui aurait pu être froide que cela n'aurait rien changé ! En sortant de l'eau,  j'étais presque gêné d'avoir le " cul " bien pâle par rapport aux autres personnes autour de moi ! J'avais l'impression d'être regardé, de dépareiller la communauté naturiste de cet endroit. Une semaine avec un mini maillot avait suffit au rayons du soleil à me faire culpabiliser dans cet endroit édénique ! Je passais surement pour un novice ou un textile à l'essai du naturisme ! Une dame d'un certain âge me proposa de m'enduire les fesses avec je ne sait quel ambre solaire autobronzant à la mode ! Vu son teint trop orangé et les tâches très éparses sur son corps, je la remerciais gentiment sans vouloir la vexer ! Était-ce un appel intéressé de sa part pour mon joli postérieur ou simplement un service naturel et sans arrières pensées ? ?
         Le soir même, profitant du buffet du restaurant, comme un voleur, je versais dans une petite bouteille de " Fanta "  récupérée vide au bar quelques rasades d'huile d'olive et du jus de citron pays ! Une bonne recette qui aide au bronzage, adoucit mais ne protège pas vraiment la peau ! Peu importe, le lendemain, je me badigeonnait là où le soleil attendait avec impatience de me rendre une couleur uniforme partout. Oui,  partout, partout sexe compris !               
         Le lendemain, je descendais le coeur joyeux  retrouver les adeptes du roi soleil. C'est dans cet écrin de nature, lors d'une plongée en apnée que sous l'eau, je vis Hilda, qui nue aussi me fit un petit signe ! Elle me montrait, quelques mètres plus bas, un tapis d'oursins bien noirs et la tête d'une belle murène tachetée !  Au travers des masques, nos yeux bleus se croisèrent et en un instant ce fut le coup au coeur qui fait du bien, qui te dit que la suite du séjour sera joie et bonheur !          " Hilda " était une jolie suissesse aux yeux doux comme des Edelweiss et au corps doré de partout !            Je l'avais déjà remarqué le premier jour lors de notre arrivée au club lors des présentations de  l'équipe d'animation.  Elle avait à peu près mon âge ! Nous reprenions notre respiration par de brèves remontées à la surface. Ce petit jeu dura une bonne demi-heure. Tout alla ensuite très vite ! Je n'avais pas de temps à perdre et n'avais pas envie de me dire plus tard que nous aurions du le faire immédiatement ! Je me lançai alors et lui pris la main, l'enlaça. Elle ne résista pas à un baiser sous-marin poursuivi par de douces caresses. Il fallait reprendre notre souffle, nous remontâmes l'un accroché à l'autre !             Chaque jour et chaque nuit avaient un goût de miel épicé ! Une aventure commençait...                 Assis en tailleur sur les rochers, nous jouions au poker, oui à deux, et aux osselets sur sa serviette verte comme un tapis de casino ! Les mises et les osselets n'étaient autres que des cailloux de grès Majorquin ramassés sur le chemin ! Les jeux, les baignades, les discussions en bon français pour elle et en a peu près bon allemand pour moi nous rapprochèrent un peu plus chaque jours ! Il est évident que le petit dico Français-Espagnol n'avait toujours pas son utilité première ! Mis à part l'équipe d'animation, le personnel Espagnol du club ne se mêlait pas aux clients tous étrangers.J'avais " fait" six ans d'allemand dont quatre en collège avec Mademoiselle Latargette ... Celle-ci avait appris cette langue quand elle fut déportée pour trois ans à Auschwitz ! Ses cours ressemblaient à des ordres donnés par les kapos aux détenus des camps de la mort ! Son histoire m'avait ému et mon vocabulaire, mes mots, mes phrases revenaient aisément en présence d'Hilda !         Les soirs ou les fins d'après-midi, nous restions patiemment à attendre que la crique devienne déserte. Complice, la nuit nous enveloppait, nous voilait, nous cachait de sa noirceur. Devenus invisibles ou seulement des ombres floues après des heures passées au grand soleil nous pouvions alors ne plus être des naturistes mais des jeunes amants déjà dévêtus ... Pas de surprise sur le corps de l'autre ! Seules les étoiles et la lune éclairaient et faisaient scintiller discrètement comme par magie les vaguelettes dansantes. Le clapotis de celles-ci tintait sur le bas de la falaise, en rythme avec les battements de nos cœurs tout émoustillés.                          
           Le reste du séjour passa à l'allure d'une étoile filante. Les jours et les nuits défilèrent bien trop vite ! La dernière semaine, je me retrouvais bien seul ! Hilda n'était là que pour deux semaines seulement.Elle était repartie pour son petit village à proximité d'Interlaken. Elle aurait souhaitait que j'ailles travailler là-bas ! Beaucoup de français y étaient embauchés en hôtellerie ! C'était évidemment irréalisable. Encore une fois, ce fut une délicate rupture ! Un peu triste bien sur, mais je savais  que cette idylle ne serait que fugace et s’achèverait ainsi ! De toute façon, nous nous étions dit que nous n'étions pas amoureux l'un de l'autre, un simple flirt de vacances ! Enfin c'est ce que l'on s'était dit ...   
          Je refusais toutefois à me joindre aux excursions avec Patrick et Franka pour profiter au maximum du temps qui me restait encore. Je préférais m'évader tout nu en rêvant aux prochains mois qui allaient être une vie nouvelle. Une période remuante, éprouvante qui m'emmenerait bientôt sous je ne savais pas encore quel parallèle. Tropiques du Cancer ou du Capricorne ? Equateur ou ... ? Une Île ou un désert ! L'Afrique peut-être ? L'Amérique du Sud en Guyane ? Je voulais encore jouir de ma nudité pendant ces vacances car peut-être qu'il allait être difficile de le faire là où j'irais ! Le temps passé a prouvé que partout où je suis allé, il y avait la possibilité plus ou moins discrètement de vivre nu ou presque !                         Le moment de quitter le club, les amis, les animateurs et le personnel arriva après trois bonnes semaines sans une goutte de pluie ! Jo Dassin s'était effondré le vingt août cet été là ! Ce n'était pas un " Eté Indien " pour lui ! Je me souviens aussi de la mort de Tex Avery quelques jours plus tard !Dans la boite de nuit du club, nous dansions sur  " Il jouait du piano debout "  par France Gall, " Banana split par Lio, " T'es OK " par Ottawan et bien d'autres encore ... Beaucoup de chansons et de nombreux slows qui unissaient les cœurs et les corps ! Dernière nuit et retour à la réalité ...

J'étais heureux de ces vacances extraordinaires et je rentrais en France le coeur léger et le cul comme tout le corps, bien cuivré ! 
Je repris le travail pendant à peine une semaine et dus le quitter car la convocation pour Perpignan et le billet de train étaient arrivés pendant notre voyage Ibérique !
Je profitais donc de cette semaine pour aller saluer et embrasser bon nombre de connaissances que ce soit la famille ou les amis ! Ma belle Brunette était encore en vacances chez ses grands-parents à Servian dans l'Hérault ! Je ne la reverrais jamais !cool1
je passerai,Lire cette hiver,la fait trop chaud,pour lire autant clin d'oeil
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Arcachon Arcachon
Posté le : 29/06/2020 19H42
C'est dommage que tu attendes l'hiver, Patrick40 écrit plutôt bien...
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Survilliers Survilliers
Posté le : 30/06/2020 10H12
Bonjour .
Son écriture est en effet très visuelle et éveille tout les sens; j'ai aimé lire ce saut dans le temps. J'ose dire que j'attend la suite avec plaisir et que je vais rechercher à me replonger dans ton premier récit Patrick sur les années 75.
A cette époque j'avais 25 ans et ma vie professionnelle et sentimentale débutait….
"Souvenir souvenir" comme le chantait Johnny en 1960.
Bonne journée pour chacun d'entre vous.
Bernard
Message edité le 30/06/2020 17H54
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