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Durandalem, une histoire...

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Saint-Avold Saint-Avold
Posté le : 01/11/2022 23H50
4- Attaques sur la route de Manderen.



       Dillon, de son côté, appelle les frères Bauer, et leur demande d’aller à la rencontre des maçons partis de Manderen vers Durandalem. On ne sait jamais, les routes ne sont pas sûres.

     Aussitôt, Le Borgne et François Bauer s’élancent, nus, en direction de Manderen, arc et carquois en bandoulière.

     Au bout d'une heure de vol, ils aperçoivent, à l’orée d’un bois, une poignée de marauds en embuscade, guettant un convoi de deux chariots. Il s’agit bien des chariots des maçons de Manderen ! François reconnaît leur marque sur la toile. Alors ils se postent devant les chariots, avant d’être à portée de tir des marauds.

      Les maçons reconnaissent les soldats nus dans les airs... Ce sont les gardes de Durandalem !  Un danger est donc imminent.... Ils font halte. Les marauds jaillissent soudain de leur cachette et galopent vers les chariots, mais ils sont aussitôt fauchés dans leur élan par les deux Capitaines. Leurs  flèches meurtrières ne pardonnent pas !

     Six corps sans vie gisent, que les maçons enterrent sans tarder. Ils récupèrent leurs chevaux, leurs armes, leurs effets, et aussi des médailles qui laissent supposer, hélas, des meurtres de religieux. Ils brûlent ensuite les habits des marauds et continuent leur chemin, les frères Bauer étant assis à côté des charretiers.

     Peu avant Téterchen, ils sont à nouveau attaqués par une bande de pillards à cheval. Une dizaine de gaillards hirsutes, qui hurlent en chargeant ! Mais nos deux Capitaines sont loin de paniquer pour autant. Tranquillement assis sur les bancs de conduite, sans essuyer la moindre riposte,  deux flèches par arc, en trois tirs, ils déciment sept des assaillants.

     Voyant cela, le groupe de trois cavaliers restant s’enfuit affolé. Mais les deux frères ont tôt fait de les dépasser par les airs, et  leur ordonnent de s’arrêter, sous peine de mort ! Devant ces démons nus surgis du ciel devant eux, les trois cavaliers, jetant leurs armes, descendent de cheval, et implorent leur pitié.

   Un groupe de villageois à cheval arrive alors. Ils voient les trois hommes à genoux.  Ils reconnaissent les chefs des hommes qui ont pillé leur village. Et sans aucune forme de procès, ils les mettent à mort de leurs épées, fourches, faux, et autres bâtons.

     « Qui êtes-vous ? Des dieux nus, des justiciers du ciel ?  demande un des villageois.

    - Nous ne sommes pas des dieux, dit Le Borgne, juste des soldats qui maîtrisent le vol !  Prenez leurs chevaux et leurs rapines, ils vous appartiennent désormais !   Et enterrez ces malheureux, avant qu’ils ne répandent la peste... »

Puis les chariots continuent leur route vers Durandalem, sous les acclamations des habitants de Téterchen,  qui se trouvent débarrassés de ce fléau. 

    « Espérons, soupire François, que la fin du voyage sera plus calme ! » .

     Ils arrivent enfin au portail est de Durandalem.

.Gretel vient juste de prendre son poste de 18 heures. Nos Capitaines sont ravis de leur vision de la fenêtre de la salle de garde, d'où dépassent deux beaux seins encore fermes...

  « Qui va là ? 

  - Les Capitaines François et le Borgne ! » .

     Gretel ouvre le portail, et les deux chariots suivis de six chevaux ,entrent dans le village, et s’arrêtent à l’auberge. Dillon s’y trouve, avec Gabriel.

      « Riche idée que de nous avoir envoyés à la rencontre des maçons !  dit le Borgne. Nous avons essuyé deux attaques !

     - La première non loin de Manderen, précise François.  Six marauds voulaient tendre une embuscade, nous sommes arrivés juste à temps ! Et nous avons récupéré leurs six chevaux ! 

     - La deuxième, près de Téterchen, complète le Borgne. Dix pillards à cheval avaient attaqué le village, et voulaient s’en prendre à nous ! Mal leur en prit ! Nous en avons liquidé sept sur leurs chevaux !   Les trois qui restaient se sont rendus, mais les villageois furieux sont arrivés, et les ont mis à mort sur-le-champ ! Nous leur avons laissé les dix chevaux. 

     - Grand merci à vous ! dit alors le chef d’équipe des maçons. Sans vous, nous ne serions plus de ce monde  ! »

       Dillon en réfère à Jacou, qui décide alors d’envoyer une patrouille à la rencontre des menuisiers d’Oche.

       Il convoque alors les jeunes Aimé et Jean d’Ortega, Jeannot  et Jacky Muller.

      « Je vous confie une mission : partez à la rencontre des six menuisiers d’Oche, qui sont sur la route de Pont-de-Sarre, au sud d’Oche. Ils sont en chariots, quatre ou cinq chariots, vous les trouverez facilement. Allez-y en volant, le plus rapidement possible.Vous les défendrez contre d’éventuels bandits, et les convoierez jusqu’à Pont-de-Sarre demain. Nous, nous y serons déjà, nous partons demain de bonne heure.  Allez, braves vigiles, et bon vol ! »

     Et les quatre vigiles s’envolent vers Oche, pour rejoindre la route du sud.

   Arrivés à  Meisenthal, les gens d’armes Christian Hahn, Alice, Aline et Pascal Spohr  se présentent à Helmut Bour, le vétéran des verriers :

      « Nous sommes envoyés par Jacou Artz, le bourgmestre de Durandalem. Aujourd'hui,  vos émissaires ont été attaqués sur la route , mais ils ont pu arriver sains et saufs à Durandalem.  Demain, c'est nous qui  vous escorterons jusqu’à Pont-de-Sarre ! »

     Les verriers sont bien rassurés d’avoir une escorte. Il est déjà arrivé à  plusieurs des leurs de se faire attaquer par des pillards !
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Saint-Avold Saint-Avold
Posté le : 02/11/2022 23H25
5- Les prisonniers de la route d’Oche.



     Sur la route de Pont-de-Sarre, en venant d’Oche, les vigiles aperçoivent au loin les cinq chariots des menuisiers, arrêtés. Manifestement, ils sont prisonniers d’une horde de guerriers, une bonne trentaine d'hommes sur de petits chevaux. Les vigiles alors se posent dans un bois, et élaborent un plan.

 Ils vont attendre la nuit pour délivrer les menuisiers, puis ils s’occuperont des bandits. Ils profitent du fait que les bandits bâfrent presque tous autour d’un grand feu. Ils n'ont laissé que trois hommes pour garder les prisonniers.

    Les trois sont abattus en silence, d’en haut, d’une flèche dans l’œil, sans qu'ils aient le temps de pousser un cri ! Les vigiles alors libèrent les menuisiers. Deux sont blessés et ne peuvent pas marcher. Ils sont portés par leurs compagnons. et, en silence, ils s’éloignent du camp des bandits.

    Ils sont mis en sécurité, hors de portée, cachés dans le bois.

 « Restez ici, dit Aimé. Faites silence, nous allons nous occuper d’eux ! »

   Les vigiles alors s'en retournent au-dessus du camp et font fuir les chevaux. Ce qui alerte les bandits qui courent derrière leurs montures dans la nuit.

    Ils sont abattus, un par un... Ils ne comprennent pas ce qui se passe, et voient leurs comparses tomber comme des mouches.

    Jean d’Ortega retourne alors au camp. Les bandits ont découvert leurs gardiens abattus, et leurs prisonniers ne sont plus là ! Ils se munissent alors de lances enflammées... Cibles bien éclairées sur lesquelles Jean fait un carton !

    De leur côté, les trois autres vigiles, invisibles dans le ciel noir, éliminent tous les bandits qui courent derrière les chevaux. Bientôt, tous les bandits sont à terre. Il était temps. Les vigiles sont à court  de flèches ! Ils descendent alors, achèvent les blessés avec leurs propres armes, et récupèrent les flèches sur les cadavres.

    À la lueur des torches, ils découvrent le faciès des bandits. Yeux bridés, teint jaune.  Ils ne sont pas grands, cinq pieds tout au plus, tout comme leurs petites montures.

    En fouillant dans leurs affaires, à défaut de vrais remèdes, ils trouvent de quoi soulager les menuisiers blessés à la cuisse par des flèches.

    Ils trouvent aussi des outils, et commencent à creuser un trou pour ensevelir les bandits.



À présent, à Durandalem, les leçons de maintien de Carole de Saint Saëns et d'Apollinaire de Valz sont finies.

     Apollinaire propose à Carole de venir boire un verre chez lui, dans son appartement des cantonniers.

     Carole accepte volontiers, et les voilà, bras dessus bras dessous, se dirigeant vers le nid d'amour d'Apo.

     Apollinaire a pris soin auparavant de demander à Chantal de quoi  leur faire passer à tous deux une bonne soirée !

Et il a prévenu discrètement Jacou que cette nuit, Carole ne viendra pas dormir à l’école ...

     Une fois sur place, Apollinaire, qui s'est mis à l'aise,  offre à Carole un verre d'une liqueur de Child.

    « Quel bel homme nu...Quelle prestance...Tu es vraiment bien conservé pour ton âge, Apollinaire ! 

     - Oh, mais tu peux m’appeler Apo, voyons... Et toi, et toi... Cette tunique légère... Permets donc que je t'en débarrasse... Eh, tu n'es pas mal conservée toi non plus, ma Carole ! »

    Et les presque octogénaires  trinquent tout émus à leur rencontre. Rencontre tardive certes, mais toute la nuit est à eux ! Versée dans le verre de liqueur, la potion de Chantal va donner de la pêche et bien des envies aux deux vieux mondains...

(...)

   Enfin, apaisés, propres, ils arrêtent l’eau. Apollinaire retire la couverture souillée du lit, couche Carole, se couche à son côté... Et les deux amants s’embrassent encore longuement, longuement... comme pour rattraper des dizaines d’années de retard !
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Saint-Avold Saint-Avold
Posté le : 06/11/2022 08H56
Lundi 5 mai.



       6- Les voyages pour Pont-de-Sarre.



      À Meisenthal, dès l’aube, quatre chariots sont attelés, et les voilà partis pour Pont-de-Sarre.

       Hantz Schmidt, 62 ans, Ludwig Beet, 60 ans, Wolfgang Mose, 59 ans, et Adolf Gleb, 53 ans, sont aux rênes. Helmut Bour, 63 ans, est avec les gens d’armes à l’arrière du premier chariot.

    À Durandalem, les préparatifs sont terminés. Tout le monde embarque à bord des chariots.

       Deux cavaliers se présentent devant le portail est.

       « Qui êtes-vous ? demande Gretel Wilkinson, de garde avec Hankel Thiel.

       - Jean-Paul et Jean-Pierre Schuss, forgerons de Naborum. Nous sommes mandés par Robert Schmit !

       - Entrez, Robert est juste à côté, à l’écurie ! »

       Il y a là plusieurs chariots.

 Un chariot transporte les ambassadrices Soldats de l’Empire ainsi que les enfants de Valérie Burg et leur nounou, Hélène Basin.  C'est Hantz Burg qui est aux rênes.  Il a laissé les frères Walch continuer l’entraînement des gardes de Naborum.

 Un autre chariot est occupé par les cuisinières, Manon Germain, Marianne Tritz, Paulette Holz, Marlène Basin, Josie Bern, et par tout le nécessaire en matériel et en denrées. C'est Albert Tritz, cuisinier de la résidence, qui tient les rênes.

      Nous, les forgerons, c'est-à-dire moi-même, Jérémoy, Nathan Léo et et les deux frères Schuss de Naborum,  nous occupons un troisième chariot, le plus grand, tiré par quatre chevaux. Nous emportons nos outils, de quoi installer des douches dans le campement, et des générateurs de vapeur de toutes tailles pour les douches communales, pour celles des thermes et des hôtels. Ce sont Nathan et Léo qui conduisent.

 Deux autres chariots transportent les maçons et leur matériel.

  Enfin, un dernier chariot transporte Jacou, avec moult fioles et remèdes en tous genres pour parer à toute éventualité. Marie Brett, le médecin, est elle aussi à bord, ainsi que les gardes Guenièvre Spohr, Johan et Pierre Martinet, Alexa Dumas,  et Christina Hahn .C'est Pierre Martinet qui tient les rênes.

        Et c’est le départ. Gretel ouvre grand le portail, et salue Jacou qui ferme la marche, assis à l’arrière du dernier chariot.
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Saint-Avold Saint-Avold
Posté le : 06/11/2022 08H59
   7- Les escortes. 



Quand le jour se lève, sur la route sud venant d’Oche, des cadavres jonchent le sol dans les champs.

       Les vigiles ont récupéré toutes leurs flèches, et ramènent les corps des bandits à distance. Ils en dénombrent trente-deux au total.

       Aidés par les menuisiers valides, ils dévêtent les bandits, et les jettent nus dans la fosse qu’ils ont creusée. Ils mettent le feu aux habits et balancent les cendres dans la fosse, avant de la refermer.

       Puis ils rassemblent les chevaux éparpillés dans la prairie. Ils n’avaient jamais vu cette race !

       Entreposées sur un tas, les selles  sont équipées de sacoches remplies de monnaies diverses, de bijoux, d’argent et d’or que les bandits ont pillés sur leur chemin.

       Des parchemins dans une langue inconnue sont aussi découverts. Pour sûr, cela intéressera Jacou !

       Enfin, le convoi de chariots reprend la route,  les chevaux accrochés derrière. Les blessés sont confortablement installés dans l'un des chariots, Jean les informe qu'ils seront soignés en arrivant à Pont-de-Sarre.

       Pendant le voyage, ils font plus ampleconnaissance.

       « Je m’appelle Victor Rous, je suis le maître compagnon menuisier. Et voici Amédée Kris, mon second, qui est blessé.  Bertrand Schenk et Aloïs Prist sont menuisiers, ainsi que les jumeaux Hantz et Ludwig Tramp, des convoyeurs que nous avons embauchés pour l’occasion. Hantz est l’autre blessé. 

     - Enchantés ! Moi, je suis Jean d’Ortega, voici mon frère jumeau Aimé, et les jumeaux Jacky et Jeannot Muller. Nous sommes des vigiles des Thermes de Durandalem.

     - Vous paraissez bien jeunes pour être vigiles !  s'étonne Bertrand Schenk. 

- Nous avons 21 ans, mon frère Aimé et moi, et les Muller 18 ans.

- Mais nous sommes aguerris aux armes depuis l’âge de 15 ans, comme tous les jeunes de Durandalem ! » ajoute son frère.

     - Les Thermes de Durandalem, je connais ! dit Victor Rous. Avec Amédée, nous avons livré le bois pour les construire, il y a plus de trente ans de cela ! Nous avions à l’époque déjà découvert vos super-pouvoirs...  Et grâce à ces pouvoirs, vous venez de nous sauver la vie ! Grand merci ! 

     - C’est Jacou qu’il faudra remercier, précise Jean. Il pressentait ce genre de problème, et nous a envoyés à votre rencontre !  Nous devrions arriver en fin d’après-midi... » 
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Saint-Avold Saint-Avold
Posté le : 10/11/2022 00H46
  Sur la route en venant de Meisenthal, des bandits ont barré le passage en abattant un gros tronc d’arbre.

     « Ce sont probablement les mêmes que ceux qui ont attaqué notre compagnon, hier !  dit Helmut Bour. »

     Le convoi s’arrête, et sept bandits sortent des fourrés, armés d’arcs. Ils se postent derrière le tronc, et l’un d’eux vocifère :

     « Donnez-nous votre or, et vous aurez la vie sauve ! »

     Caché dans le chariot,  Christian Hahn , par la pensée, fait alors rouler l’énorme tronc vers eux, écrasant les jambes de trois des bandits, qui hurlent de douleur. Les trois autres gens d’arme, Alice, Aline, et Pascal Spohr, jaillissent aussitôt du chariot, et avant que les bandits ne comprennent ce qui se passe, éliminent ceux qui étaient encore debout.

     Puis, s'approchant des trois prisonniers du tronc, ils les achèvent d’une flèche dans l’oreille.

     Christian dégage alors le tronc, et les gens d’arme creusent un trou pour y enfouir les corps dénudés des bandits, avoir récupéré leurs flèches et brûlé leurs hardes puantes.

     Un peu plus loin, ils récupèrent en plus six chevaux, et une charrette attelé de deux chevaux, chargée du butin des pillages.

       « Voilà une affaire rudement bien menée ! se réjouit Helmut Bour. Je plains les prochains qui oseront vous attaquer !

       - Ils subiront le même sort ! dit Pascal. Pas de pitié ! La région doit redevenir sûre ! »

       Et le convoi reprend la route pour Pont-de-Sarre.

   Un peu plus loin, cinq cavaliers, arcs tendus, les arrêtent ! Les malfrats ont manifestement reconnu la charrette chargée de butin.

       « Où sont les propriétaires de cette charrette ? s'enquiert celui qui avance en tête. Qu’avez-vous fait d’eux ?

       - Ceci ! »

Sur ces mots, les quatre gens d’arme, décochant simultanément leurs flèches, deux par arc, tuent net les cinq cavaliers, qui tombent de leurs montures, une flèche entre les deux yeux.

« Bon, ben, à force, on va devenir  fossoyeurs professionnels! » remarque Alice en riant et en sortant déjà la pelle.

       Une fois les cavaliers enterrés et leurs braies brûlées, le convoi repart.

       « Cela va nous mettre en retard !  regrette à demi Adolf Gleb. »



       Alice propose d’aller par les airs reconnaître la route.

       « Bonne idée, je t’accompagne !  dit sa sœur Aline. »

       Et les deux filles s’envolent et observent la route au loin.

       Elles reviennent peu de temps après.

 « Il y a une troupe d'au moins vingt hommes à pied, prévient Alice, avec deux chariots et dix cavaliers. Ils viennent par ici...  Ils n’ont pas l’air amicaux ! 

 - Ils sont à une lieue, confirme Aline. Ils nous ont tiré dessus ! 

 - On va leur tendre un piège !  dit alors Pascal. On va leur envoyer des plaques de verre ! 

       - Bonne idée, acquiesce Adolf. On en a qui n'ont pas été polies, et tranchent comme des rasoirs ! »

       Alors les gens d’armes sortent en lévitation les plaques de quatre pieds sur quatre, et les maintiennent à cinq pieds du sol.

Quand les hommes à pied aperçoivent les chariots, ils se mettent à courir vers eux l’épée à la main, tandis que les cavaliers restent derrière, armés d’arcs.

       Pascal lance alors la première plaque vers les bandits en la faisant tourner sur elle-même. Elle arrive parmi eux, tranchant des têtes, des bras, puis  des jambes, pour enfin exploser sur le sol, projetant des débris de verre qui atteignent les cavaliers.

      La deuxième plaque, plus haute, décapite trois chevaux, et coupe en deux les trois cavaliers derrière.

       La troisième plaque arrive à son tour, coupant des bras des jambes, des troncs, tournoyant sur place et descendant, coupant en rondelles les malheureux bandits, avant d’exploser elle aussi, envoyant ses débris de verre tranchants partout à la ronde.

       Bientôt la route n’est plus qu’un charnier. Des débris humains jonchent la route, rouge de sang, parmi les débris de verre.

       Quelques hommes s’enfuient, mutilés. Les cavaliers aussi tentent de fuir.

    Alors Aline et Pascal montent dans les airs, dépassent les fuyards, et leur faisant face, les mitraillent d’en haut de leurs flèches, ne leur laissant aucune chance !

       Quelques hommes blessés gémissent, les gens d’arme les achèvent d’un coup d’épée.

       Il ne reste aucun survivant. Deux chevaux criblés d’éclats de verre sont abattus. Les gens d’arme récupèrent quatre chevaux en bonne santé, avec simplement quelques éclats de verre, qui pourront être soignés.

       Les deux chariots restés derrière, quant à eux, sont intacts. Les quatre chevaux aussi. Les charretiers, voulant riposter, sont abattus sans sommation.

       Dans l'un des chariots, les gens d’arme trouvent trois filles en haillons, des jouvencelles blondes, tremblantes de peur.

       « Ne craignez rien ! leur dit Aline. Nous sommes des amis, vous êtes sauvées maintenant ! 

       - Qui êtes-vous ? demande Alice. D’où venez-vous ? 

       - Nous sommes les sœurs Halot, Giselle et Isabelle, nous sommes jumelles de quinze ans, et notre petite sœur Anaëlle a quatorze ans.

 Nous venons des environ de Gmunden, les bandits ont attaqué la ferme de nos parents, et les ont tués !  dit Giselle, fondant en larmes.

      - Toute nos condoléances pour vos malheureux parents ! dit Pascal. Mais maintenant, vous êtes avec nous, et nul ne vous fera jamais plus de mal !  Nous allons à Pont-de-Sarre, non loin de Gmunden. Avez-vous de la famille par là-bas ? 

     - Hélas non, répond  Giselle, nous ne sommes pas originaires de la région. Nos parents viennent de Lugdon. »

       Après un nettoyage du carnage sur la route, tous les débris sont ensevelis. Les cadavres humains et les chevaux, les restes d'habits marqués d’un emblème de chauve-souris, tout cela est brûlé, et l’énorme trou est rebouché.

     « La pluie se chargera de parfaire le nettoyage !  conclut Ludwig Beet. » 
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Saint-Avold Saint-Avold
Posté le : 14/11/2022 09H09
  Et le convoi repart, de plus en plus long.

       En plus des quatre chariots présents au départ, il y a maintenant six chevaux et une charrette attelée de deux chevaux, récupérés lors de la première attaque, cinq chevaux récupérés à la deuxième, et deux chariots attelés à quatre chevaux, ainsi que quatre chevaux légèrement blessés, et bien sûr, les trois sœurs Halot, rescapées de la troisième !

       Pascal part devant pour estimer la sûreté de la route. Mais il ne rencontre plus de nouvelle entrave à leur marche.

       Les voici à Pont-de-Sarre. Jacou les accueille.

       « Bienvenue, les verriers de Meisenthal ! 

       - Merci Maître Artz ! dit Helmut Bour.  Riche idée de nous doter d’une escorte ! 

       - Pour ça oui, dit Alice... Nous avons été attaqués trois fois !  

       - Et nous avons sauvé trois jouvencelles, poursuit Aline. S’il y a un médecin parmi vous, cela serait bien de les examiner ! »

       Aussitôt Jacou appelle Marie, et les sœurs Halot lui sont aussitôt confiées.

     «  Nous avons aussi quatre chevaux blessés par des coupures de verre, rajoute Pascal. Il faudrait les soigner ! »

       Jacou appelle Hantz et lui dit de s’en charger.

       « Maintenant, messieurs les verriers,  racontez-moi votre voyage, qui semble avoir été mouvementé ! » 

       Wolfgang Mose raconte dans le détail les embuscades, les attaques, le tronc, les plaques de verre…

« Ce fut un massacre !  dit-il en rigolant.

       - La première fois, récapitule Christian, nous avons abattu sept bandits. La deuxième fois,  cinq. Et la troisième, ce fut carrément l’hécatombe, avec trente-quatre éliminés ! .

        - Et en sus, précise Pascal, nous avons récupéré vingt et un chevaux et trois chariots... Gageons que la route de Meisenthal sera plus sûre, maintenant ! 

       - Je n’en doute pas !  acquiesce Jacou. Bravo à vous, fiers gardes !  Le campement est en place. Allez vous doucher et vous restaurer, puis vous reposez-vous, vous en avez besoin ! Je passerai vous donner des remontants dans la soirée. »

    Peu de temps après, le convoi venant d’Oche  arrive à son tour au camp.

       « Nous avons des blessés !  annonce Jean d’Ortega.

       - Graves ?  demande Jacou.

       - Deux blessés d'une flèche dans la cuisse. Depuis hier, nous n’avons pas pu les extraire...

       - Amenez-les chez Marie, dans sa tente. Elle va s’en occuper ! Racontez, comment est-ce arrivé ? 

       - Quand les vigiles sont arrivés en vue du convoi, les hordes barbares avaient déjà blessé Amédée et Hantz, et nous avaient fait prisonniers, raconte Victor Rous.

       - Les vigiles ont attendu la nuit pour agir !  continue Aloïs Prist. 

       - Ils étaient plus d’une trentaine, précise Jean. C’eût été risqué de les attaquer de front le jour. Nous avons donc profité de leur dîner. Ils n’étaient que trois gardes à surveiller les prisonniers. Nous les avons tués et délivré ces messieurs, sans bruit ! 

       - Nous avons ensuite fait fuir leurs chevaux, dit Aimé. Et pendant qu’ils leur couraient derrière, nous les avons abattus un à un ! Nous avons récupéré leurs chevaux.  Une race que je n’ai jamais vue... De petits étalons à grande crinière. Voyez, il y en a trente-deux ! 

       - Et voilà des parchemins trouvés sur eux, dit Jean, mais je ne comprends pas ce qui est écrit !  .

Et il tend les parchemins à Jacou.

       - Hum, très intéressant...  Je vais regarder cela de près ! Merci d’avoir sauvé les menuisiers d’Oche.  Allez maintenant prendre un repos bien mérité...»
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Saint-Avold Saint-Avold
Posté le : 17/11/2022 23H48
  Il fait déjà nuit quand le convoi venant de Mousson arrive au camp de Pont-de-Sarre.

        « Nous avons subi une attaque, annonce Léonard de Wendel, mais les archers de l’Empereur ne leur ont laissé aucune chance... Dix bandits  éliminés ! 

       - Et nous avons récupéré leurs chevaux !  dit l'un des soldats.

       - Messieurs les soldats de l’Empereur, merci...  Allez donc vous restaurer à la tente de l’office !  Bienvenue Léonard... Je vois que tu as amené du renfort !  Qui sont ces six jeunes gaillards qui descendent des chariots ?

       - Je te les présente : les quatre fondeurs  Paul Nagel, Georges Stand,  Venceslas Dörm et Agar Dörm,  et les deux forgerons Michel Pilna et Roger Mour.  Mercredi arriveront six autres chariots conduits par des soldats de l’Empereur, avec des canalisations, plus deux qui iront à Oche. »



       Et voilà les chariots de pierres du Blauersland, qui arrivent sous bonne escorte !

       « Bienvenue ! Pas de problèmes, messieurs ?  demande Jacou au premier charretier, Helmut Fritz.

      - Oh, comme d'habitude, rigole Helmut Fritz.  Une attaque, trois morts, et deux chevaux de plus. La routine, quoi !

     Les quatre gardes, Adolf Rimmel, Paulus Kern, Gorg Pietra et Boris Elsie confirment ! Les pillards se sont quasiment suicidés... »

     « Décidément, rigole Helmut de plus belle, les routes deviennent trop sûres !  Nous finirons par ne plus trouver de nouveaux chevaux en cadeau...

 - Aussi, dit Peter Glome, le deuxième charretier, quelle idée d'avoir attaqué quatre gardes armés à trois... Il ne fallait pas qu'ils soient malins ! 

     Tous sont maintenant arrivés à bon port. Jacou réunit tout le monde.

     « Mesdames et Messieurs, après cette journée mouvementée pour beaucoup d’entre vous, cette nuit vous apportera toute la quiétude souhaitable.  Comme vous le constatez, l’espace qu’on nous a alloué. est clos, Donc, ici, nous pourrons vivre nus.

     Permettez que je vous présente trois nouvelles recrues, Giselle Halot, quinze ans, sa sœur jumelle Isabelle, et leur petite sœur Anaëlle Halot, quatorze ans. Orphelines... Leurs parents ont été tués par les bandits, qui les ont faites prisonnières. Ils voulaient les vendre comme vierges, ce qui leur a épargné des sévices sexuels de leur part.

     Dorénavant, elles vont vivre avec nos Soldates ambassadrices. Elles sont d’office citoyennes de Durandalem !

     - Bienvenue, les filles ! clament alors toutes les personnes présentes.

     Jacou continue.

     - Nos vaillants soldats, gardes et vigiles nous ont débarrassé aujourd’hui d’un grand nombre de bandits qui infestaient les chemins de l’Austrasie. Ils en ont tué au total cent dix-neuf !  Oui, cent dix-neuf, vous avez bien entendu !  Et récupéré trente-sept chevaux ! Sans eux, point de verriers, de maçons, de fondeurs, de menuisiers et de tailleurs de pierres... Aucun ne serait arrivé à bon port !

     Mais ici, nous ne risquons plus rien. Les soldats de Pont-de-Sarre surveillent les alentours, et nous avons nos gardes qui veillent sur votre quiétude ! Reposez-vous, mangez, buvez, mais pas de trop, et couchez-vous tôt. Demain, début des choses sérieuses !  Nous commencerons nos travaux. Le bourgmestre de la ville Oscar Fontaine et ses conseillers viendront ici nous expliquer ce qu’ils attendent de nous. »



     Se retirant sur sa couche, Jacou examine à la lueur d’une torche les étranges parchemins trouvés sur les bandits.

     Il reconnaît l’écriture de haut en bas des provinces de l’Orient, au bout de la mer d’Orient...  À l’ouest des Terres mayas qu’il a visitées jadis avec son Maître Sirius, et qui lui avait appris à déchiffrer cette écriture.

     Un de ces parchemins raconte une légende. Cela parle d'un trésor, et de pouvoirs de vie éternelle.  Ce serait situé dans un archipel au large de la grande mer d’Ouest, et qui, selon le parchemin, s’appellerait l’Atlantide.

     Jacou en avait entendu parler par son Maître, qui lui avait avoué ne jamais avoir réussi à trouver cet archipel, et qui se demandait quel était le bien-fondé de cette légende.

     Sur un autre parchemin est rédigé un ordre de mission, l'ordre de trouver et de ramener ce trésor, ces pouvoirs et ceux qui les détiennent... Tout au bout des terres d’Orient, sur une grande île dénommée Fuji.

     Jacou se souvient avoir visité une île de ce nom, en compagnie de Maître Sirius et de ses disciples les Mayas jumelles Itzel et Akna, et du jeune chaman Eadrich et de sa compagne Chillan . Ils avaient dû quitter Fuji précipitamment, un volcan crachant des cendres incandescentes sur toute l’île.

     Ce soir, que de souvenirs d’un temps lointain se sont réveillés ! Il n’avait alors que douze ans... Il finit par s’endormir, la tête remplie de ces images de ses jeunes années.
Message edité le 19/11/2022 04H57
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Posté le : 19/11/2022 04H59
Mardi 6 mai.


    8- Le chantier de Pont-de-Sarre.


     Le soleil se lève sur le camp des travailleurs, à Pont-de-Sarre.

Les soldats de l’escorte de Mousson s'apprêtent à rejoindre l’Empereur à Oche.

     « Merci d’avoir escorté nos fondeurs ! dit Jacou. Vous donnerez le salut à l’Empereur ! 

     - Nous n’y manquerons pas ! »

Et les voilà partis.

Les deux charrettes sont reparties pour le Blauersland, avec les quatre gardes. Ils seront de retour vendredi.

     Cinq autres charrettes arrivent aujourd’hui, amenant les pierres pour la réserve d’eau. L’emplacement n’est pas encore défini, mais il le sera dans la journée. C'est l'architecte Isabelle Bour qui en décidera.

    Le bourgmestre de la ville a annoncé sa venue.  Pour ce premier contact, Jacou a demandé à tout le monde de s’habiller. Voici l'édile, accompagné par tout un groupe.

 « Je suis Oscar Fontaine, le bourgmestre, et voici mon adjoint, Petrus Kroll; mon conseiller aux bâtiments, l’architecte Josef Beth; le chef-forgeron de la ville, Rudy Ferrent; le maître-compagnon menuisier, Edmond Tanne; le patron de l’hôtel Victor, Jack Victor, et celui du Majestic, Peter Penh. 

     - Enchanté, messieurs. Je suis Jacou Artz,  bourgmestre de Durandalem, et chef de ce camp. Parlons peu, mais parlons bien ! Si j’ai bien compris, il vous faut donc des douches, une piscine et un sauna dans les hôtels, des douches communales, et des thermes,  

  - C’est bien ça !  dit Petrus Kroll, qui supervise les travaux.

- Monsieur Beth, voici mon équipe ,  Joseph Wirth, le maître maçon, les maçons Paulin Wirth, Georges Storm, Claude Storm, Paul et Pierre Bour.  Et notre architecte, Isabelle Bour. 

    - Une femme architecte... et belle, de surcroît ! s'étonne Joseph Beth. Ce n’est pas commun ! Bienvenue à toi, Isabelle, et bienvenue à vous, maîtres maçons !

- Monsieur Ferrent, je vous présente notre Maître forgeron de l’Empire, Robert Schmit, et les forgerons Jérémoy, Nathan et Léo Mayer, et Jean-Paul  et Jean-Pierre Schuss. 

   - C’est un honneur que de travailler avec le Maître des maîtres forgerons ! Bienvenue à toi et à ton équipe.

 - Merci Rudy ! Tu viendras avec moi au fond du camp tout à l’heure. 

 - Monsieur Tanne, je vous présente les maîtres menuisiers Victor Rous, Bertrand Schenk et Aloïs Prist, l’assistant menuisier Ludwig Tramp, et notre menuisier de Durandalem, Mikael Thiel.

    - Suite à l'attaque des pillards, dit Victor Rous, nous avons hélas deux blessés : Amédée Kris et Hantz Tramp, maître menuisier et assistant Rassurez-vous,ce n'est pas grave, ils seront opérationnels dans quelques jours. 

     - J’espère que vos camarades se remettront vite de leurs blessures ! répond Edmond Tanne. Quelles sont-elles ? 

    - Une flèche dans la cuisse...

    - Alors ils guériront ! Et c’est tant mieux.  Bienvenue à vous, maîtres du bois ! 

 - Et voici notre équipe de verriers : Hantz Schmidt, Ludwig Beet, Wolfgang Mose, Adolf Gleb, Helmut Bour et Alphonse Bach. Notre menuisier, Mikael Thiel, s’occupera de l’encadrement des vitres. Henri Quat et François Pommier sont leurs gardes et ils protégeront les verriers sur le chantier. 

     Nous avons aussi des gardes pour protéger tous les chantiers : Jean et Aimé d’Ortega, Jeannot et Jacky Muller, Alice, Aline, Pascal et Guenièvre Spohr, Christian et  Christina Hahn, Johan et Pierre Martinet, et Alexa Dumas. »

Petrus Kroll les toise, et grommelle d'un ton dédaigneux :

     - Hum, ils sont bien jeunes...  Et en plus, pfff... il y a même des filles ! 

     Oscar Fontaine  regarde son adjoint, un peu étonné par ce dédain.

 C'en est trop pour Alexa Dumas, qui s’énerve et rétorque avec véhémence :

     « Apprenez ceci, monsieur Kroll... Ce ne sont ni l’âge ni le sexe qui font les bons soldats, mais leurs qualités et leurs capacités  !  Vous souvenez-vous du passage de Khan le terrible qui a dévasté votre ville ?  Oui, bien sûr... Eh bien c'est nous, les gardes de Durandalem, qui l’avons vaincu,  et qui avons tué toute son armée ! Nous étions vingt contre cinq cents, et ils ont tous péri ! Et ce jour-là, face à lui, où étaient-ils donc, vos vaillants gardes ? 

 - Houlà, quel aplomb... Mais tu as raison, jeune blonde pleine d’énergie ! se reprend  Petrus Kroll tout embarrassé. Je ne voulais certes pas offenser les glorieux vainqueurs de Khan...  Je te prie, je vous prie d’accepter toutes mes excuses pour ces paroles irréfléchies et si méprisantes pour les femmes...   Je suis certain maintenant qu'avec vous, nos chantiers seront très bien protégés ! 

    - Nous acceptons vos excuses, se radoucit Alexa.  Pardonnez mon ton un peu vif... Je ne voulais pas non plus blâmer vos gardes qui ont subi cette attaque... Après tout, ils n'avaient pas les pouvoirs que nous avons ! 

 - Alors, cet intermède est fini, conclut Oscar Fontaine. Sachez que nous apprécions toutes et tous votre présence...  

    - Bon, dit Jacou, ça au moins, c’est réglé ! »

Et tout le monde, Alexa et Petrus les premiers, rigole de bon cœur.
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Posté le : 23/11/2022 18H02
    Jacou poursuit...

« Nous avons nos cuisiniers pour nourrir les ouvriers. Bien sûr, vos gens qui travaillent sur les chantiers seront les bienvenus à tous les repas ! Je vous présente l’équipe :  Albert et Marianne Tritz, Paulette Holz, Marlène Basin, et Josie Bern pour le service. 

     Nous avons aussi un médecin, notre médecin de Durandalem. Je vous présente Marie Brett ! Elle est là pour vous,  elle soignera tous vos maux. N’hésitez pas à venir la consulter, même pour la moindre écorchure. Cela peut s'aggraver , alors ne traînez pas ! Voilà ! Je pense que vous savez l’essentiel...

       Ah, j'allais oublier une chose importante ! Marie Brett vous distribuera une potion qui vous permettra de transporter les charges les plus lourdes sans effort, par la simple pensée. Toutes les ouvrières et tous les ouvriers du chantier pourront en avoir.  C’est même recommandé ! 

     Et une dernière chose tout aussi importante, messieurs de Pont-de-Sarre : Nous sommes toutes et tous nudistes, et nous vivons généralement nus. Nous travaillons nus aussi, et c’est donc nus que nous travaillerons dans votre cité. Évidemment, si vos gens pouvaient suivre notre exemple, ce serait encore mieux ! Pour celles et ceux qui auraient quelques craintes, je vous signale que nous disposons d'une potion qui annihile momentanément toute pulsion sexuelle. Ce qui permet à tout le monde de travailler plus sereinement ! Marie vous en distribuera sur demande. Bien, bien... Cette fois-ci, je crois que c'est vraiment tout. Mesdames et messieurs, au travail ! »

     Et chacun suit le responsable de son corps de métier. Les travailleurs se déshabillent, et les chantiers démarrent.

 Jacou entraîne le bourgmestre.

     « Oscar, je te présente nos ambassadrices :  Valérie Burg, Agnès et Angèle Hune, Anne Bonte, Gertrude et Berthe Hoff,  Claudine Schmidt et Edeltraud Bour.  Elles vont parcourir la contrée pour annoncer partout l’inauguration des thermes de Pont-de-Sarre, comme tu me l’as suggéré.

    - Vous êtes ravissantes !  s'exclame Oscar, admiratif. Jacou, tu n’aurais pas pu mieux choisir ! 

     - Ces ambassadrices sont Soldats de l’Empire, précise Jacou. Nommées par l’Empereur en personne, en son Palais d’Oche ! Et c’est nues qu’elles vont accomplir leur mission... Mesdemoiselles les ambassadrices, vous pouvez vous déshabiller ! »

     Oscar, bien entendu, est subjugué par la beauté plastique de leurs corps...

   Dans les hôtels,  des brigades de forgerons chaudronniers s’activent pour tirer les tuyaux dans les chambres.

 À l'hôtel Victor, Jérémoy est assisté par Bouvi et Gilbert Har, des jumeaux chaudronniers, et par les forgerons Peter Stiouv et Harry Cove. Ils doivent équiper les trois étages de vingt chambres, ce qui fera soixante chambres en tout. Ils commencent par le troisième étage.

  Au Majestic, avec Nathan et Léo, Gaby Korn et Sylvain Aibon, les chaudronniers, sont aidés par les forgerons Raoul Eck et Chris Tamboul pour installer les deux étages de quarante chambres chacun, soit quatre-vingts chambres ! Le deuxième étage est donc fermé pour cause de travaux.

   Les maçons se sont répartis sur  les deux hôtels. Paulin Wirth et Georges Storm, assistés des maçons de Pont-de-Sarre Jésus et Hantz Vorm, se chargeront de l'hôtel Victor,    et Claude Storm et Paul Bour, assistés de Hubert et Albert Vorm s'occuperont du Majestic.

     Derrière les deux hôtels, on monte des tours supportant les cuves et les chaudières.

 Elle définit les fondations des quatre douches communales. Une fois les tracés réalisés. Les maçons Joseph Wirth et Pierre Bour, assistés d' Antoine Binz et de Josef Pouls  et de quatre apprentis construiront les bâtiments les uns après les autres.

  Puis elle s’occupe de tracer les fondations des thermes, avec l’aide de deux terrassiers de Pont-de-Sarre, Félix Pot et Nestor Venis.
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Saint-Avold Saint-Avold
Posté le : 26/11/2022 21H25
     Les verriers, Hantz Schmidt, Ludwig Beet, Wolfgang Mose, Adolf Gleb, Helmut Bour et Alphonse Bach se sont installés dans une grange. Ils préparent les vitres pour les douches communales, les annexes des hôtels et les Thermes.

     Mikael Thiel, s’occupera de l’encadrement des vitres, avec Fulbert Dejeu et Gauthier Payan, les menuisiers de la ville.

     Les bâtiments annexes des hôtels auront eux aussi des grandes baies vitrées.



     Les menuisiers d’Oche sont  installés dans un hangar.  Ils préparent les planchers et les charpentes pour les bâtiments. Sont avec eux deux charpentiers et trois charpentières de Pont-de-Sarre : Alex Miot, André Tourdy, Philomène Tabark, Louise Atak, et Germaine Ladanz.



     Quant à moi, je suis avec Rudy Ferrent, le maître forgeron, dans un coin du camp, sous une tente où sont remisées mes inventions. Les fondeurs de Mousson, Léonard de Wendel, Paul Nagel, Georges Stand, Venceslas Dörm, et Agar Dörm, et les forgerons Michel Pilna et Roger Mour préparent les tuyaux, les pommeaux, les raccords. Dans le coin, une grande forge est installée. L’âtre flamboie.

  J’explique mes mécanismes qui fonctionnent à la vapeur : les générateurs de vapeur, les machines à laver le linge ou la vaisselle, les chaudières pour l'eau des douches, pour le sauna, le chauffage, les  monte-personnes, les systèmes de fermeture et d'ouverture des portes, et les chambres froides  fonctionnant grâce à la plante frigidaire dont on extrait le gaz naturium.

     « Nous avons suffisamment de matériel pour finir tous les chantiers, leur dis-je. Mais cela va nécessiter du charbon, beaucoup de charbon, pour chauffer toute l’eau  ! 

     - J’en ai déjà parlé avec Oscar, dit Rudy. Chaque semaine, des grands chariots viennent de la mine de Baumholder,au nord de l’Austrasie, au-delà d’Oche, . Et ils sont toujours accompagnés de quelques soldats, qui sont déjà intervenus plusieurs fois ! Et vous, où vous procurez-vous le charbon ? 

    - Durandalem est privilégié.  Nous disposons sous notre village d’immenses réserves de charbon. Et nous avons notre propre mine et toute une équipe de mineurs !   Cela facilite grandement l’approvisionnement... Et à Durandalem, toutes les maisons - une bonne centaine de foyers -  sont équipéesde chaudières. Et des générateurs de vapeur  nous protègent du gel dans toute la colline 

     - Oui, cela doit nécessiter énormément de charbon !  fait remarquer Rudy.

    - Et beaucoup de main-d’œuvre ! En plus des mineurs, des hommes sont embauchés pour s’occuper des générateurs. 

   - Mais cela doit coûter une fortune, de payer tous ces hommes ! 

   - Oh, de ce côté, pas de problème non plus ! Notre sous-sol regorge d’or, et nos mineurs alternent les extractions : un jour l’or, l’autre jour le charbon. Et nous avons notre propre fonderie pour fabriquer des lingots et des livres-or. 

     - Cela doit attirer bien des convoitises ! 

     - Ils sont pas mal à avoir essayé depuis trente ans, dis-je en riant. Mais les abords du village sont remplis de fosses où gisent les malheureux qui s'y sont risqués ! Le dernier qui a essayé de voler notre or s’appelait Khan le terrible... Mais même avec son armée de cinq cents soldats, il n’y est pas arrivé ! 

     Nous avons un système de garde à toute épreuve. Plus de quarante hommes et femmes veillent sur le village jour et nuit. Et tous les habitants du village, hommes, femmes, et jeunes gens dès quinze ans, tous sont formés pour prendre les armes et se défendre ! 

     Et grâce à Jacou,  à Chantal, et aux merveilleuses plantes de notre belle Austrasie, nous avons acquis des pouvoirs qui nous facilitent bien la vie.  Et pas seulement pour garder le village ! »
Message edité le 26/11/2022 22H17
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